CH DU BLANC

Le service des urgences de l’hôpital possède désormais une hélistation qui contribuera à améliorer la sécurité et la prise en charge des patients.

La présence du directeur général de l’Agence régionale de Santé, Philippe Damie, soulignait l’importance de l’évènement  : l’aménagement d’une hélistation à l’hôpital du Blanc conforte le rôle d’un site qui se bat depuis près de trois ans pour rester un établissement de proximité. Cette plateforme de 400 m2, installée en surplomb du pavillon médecine, va en effet permettre d’améliorer la sécurité et la prise en charge des patients brennous. Son inauguration, mercredi, fut l’occasion d’évoquer une opération de 1,5 M€ qui a nécessité neuf mois de travaux, désormais indissociable de l’antenne SMUR créée en 2007. " Nous avons réussi à créer un climat de confiance " « Cette réalisation est hautement symbolique car il s’agit de la première étape du mouvement annoncé par l’hôpital qui vient de renouer avec l’évolution constructive. Il se poursuit par la concrétisation du projet de regroupement, de développement et de relocalisation des consultations externes et se terminera cette année avec l’ouverture du service de soins de suite à orientation addictologie », a précisé la directrice de l’établissement, Corinne Marbot-Fauconneau, avant de citer un chantier « fédérateur, symbolisant la coopération avec le centre hospitalier de Châteauroux, mené conjointement avec les équipes de direction techniques et administratives des deux établissements, sans oublier l’appui du Samu 36 ». Si Alain Pasquer, le président du conseil de surveillance, se disait optimiste pour l’avenir de la structure brennouse en reconnaissant que « le fait d’inaugurer un tel équipement après les actions de ces trente-deux derniers mois est très positif », Philippe Damie a noté, de son côté « la coopération interhospitalière intelligente  ; nous sommes entrés dans une dynamique de projets avec la future maison de santé pluridisciplinaire, le contrat local de santé. Nous avons réussi à créer ensemble un climat de confiance pour garder un établissement de proximité ». À l’issue de ces interventions, le docteur Nicolas Letellier, président de l’Association française des médecins utilisateurs d’hélicoptères hospitaliers, ne cachait pas satisfaction  : « Cette construction démontre que l’administration sanitaire a enfin compris qu’un parcours de soins cohérent et pertinent passe par ce mode de transport. Outil quotidien, l’hélicoptère doit, comme un scanner, être intégré à l’hôpital pour permettre de sauver des vies ». Jean-Michel Bonnin